De la chasse à la table : Comment préparer et cuisiner des animaux en situation de survie

La survie en milieu sauvage nécessite une gamme de compétences, parmi lesquelles la capacité à se nourrir est l’une des plus cruciales. Dans des situations où les ressources sont limitées et l’accès aux produits alimentaires courants est restreint, la chasse peut devenir une nécessité vitale.

Importance de la chasse en survie

La chasse en situation de survie n’est pas seulement une question de subsistance, elle peut également avoir un impact significatif sur le moral. La réalisation de pouvoir subvenir à ses propres besoins peut apporter un sentiment d’accomplissement et de sécurité dans des circonstances autrement incertaines. De plus, la chasse peut fournir une alimentation riche et variée, essentielle à la maintenance de la santé physique en situation de survie.

La viande provenant de la chasse offre une source riche en protéines, vitale pour la réparation des tissus corporels et le maintien de la force musculaire. De plus, certaines parties des animaux chassés, comme le foie, peuvent fournir d’importantes quantités de vitamines et de minéraux.

Types d’animaux couramment chassés

En fonction de l’emplacement et de la saison, différents types d’animaux peuvent être disponibles pour la chasse. Cependant, certains animaux sont plus couramment chassés en raison de leur abondance, de leur facilité de capture et de la qualité de leur viande.

Poules

Les poules sauvages, comme la poule de la jungle ou le faisan, sont souvent abondantes dans de nombreux écosystèmes. Leur viande est une excellente source de protéines maigres. En outre, elles pondent des œufs qui constituent une autre source précieuse de nutrition.

Lapins

Les lapins sont largement répartis dans le monde entier et sont connus pour leur taux de reproduction élevé, ce qui en fait une source fiable de nourriture. Leur viande est tendre et riche en protéines.

Sangliers

Les sangliers sont plus difficiles à chasser en raison de leur taille et de leur nature souvent agressive. Cependant, un seul sanglier peut fournir une quantité substantielle de viande. Cette viande est riche et savoureuse, et peut être utilisée dans une variété de préparations culinaires.

Cerfs

Les cerfs sont très répandus et leur viande, appelée venaison, est particulièrement nutritive. La viande de cerf est riche en protéines, faible en gras et contient des minéraux essentiels tels que le zinc et le fer.

Poissons

La pêche est une compétence essentielle en situation de survie, surtout si vous êtes près d’un plan d’eau. Les poissons sont une excellente source de protéines et contiennent des acides gras oméga-3 bénéfiques pour la santé.

Canards sauvages

Les canards sauvages sont une autre source de nourriture qui peut être obtenue par la chasse. Ils sont présents dans de nombreux écosystèmes aquatiques à travers le monde. Leur viande est riche en protéines et leur graisse peut être utilisée pour la cuisson.

Gibier à plumes

Le gibier à plumes, comme les cailles, les perdrix ou les pigeons, peut également être chassé pour la nourriture. Ces oiseaux sont souvent plus faciles à capturer que les grands mammifères et leur viande est une bonne source de protéines.

La capture

Capturer efficacement un animal en situation de survie exige des connaissances spécifiques, y compris une compréhension des comportements et des habitudes de l’animal, ainsi que des techniques de chasse appropriées. Voici quelques techniques de chasse courantes adaptées à chaque type d’animal :

Poules et gibier à plumes

Les oiseaux au sol peuvent souvent être capturés à l’aide de pièges simples, comme des collets ou des pièges à fosse recouverts de feuilles légères et de branches. Les oiseaux plus gros, comme le faisan, peuvent nécessiter l’utilisation de pièges plus sophistiqués ou de stratégies de chasse à l’affût.

Lapins

Les lapins peuvent être chassés à l’aide de pièges à collet. Ces pièges sont généralement placés sur des sentiers que les lapins sont connus pour emprunter. Le collet se resserre autour du cou de l’animal lorsqu’il passe à travers, le piégeant efficacement.

Sangliers

La chasse au sanglier peut être complexe en raison de leur taille et de leur comportement potentiellement agressif. Les pièges peuvent être utilisés, mais ils doivent être de grande taille et robustes. La chasse à l’arc ou au fusil de chasse peut également être efficace, mais nécessite une certaine compétence.

Cerfs

La chasse au cerf nécessite de la patience et de l’habileté. Les techniques courantes comprennent la chasse à l’affût, où le chasseur se camoufle et attend que le cerf s’approche, ou la chasse à l’approche, où le chasseur se déplace silencieusement pour se rapprocher de l’animal.

Poissons

La pêche est la technique de capture la plus courante pour les poissons. Cela peut se faire à l’aide de lignes de pêche et d’hameçons, de nasses ou même à la main dans certaines situations. La construction d’un barrage de pierres peut également être utilisée pour diriger les poissons vers une zone spécifique, facilitant leur capture.

Canards sauvages

La chasse aux canards sauvages peut se faire à l’aide d’un fusil de chasse, bien que cela nécessite une certaine compétence pour viser et tirer avec précision. Les canards peuvent également être attirés dans des pièges avec des appâts.

Chaque technique de capture a ses avantages et ses inconvénients, et la meilleure méthode dépendra souvent des circonstances spécifiques, y compris le type d’animal, l’environnement et les ressources disponibles.

Abattre un animal de manière éthique et sanitaire est une partie essentielle de la survie. Cela implique non seulement de traiter l’animal avec respect, mais aussi de s’assurer que la viande est sûre à consommer.

Éthique de l’abattage

L’éthique de l’abattage nécessite que l’animal soit tué rapidement et avec le moins de souffrance possible. Dans la plupart des cas, cela signifie une mort instantanée en ciblant une zone vitale telle que le cœur ou le cerveau. Il est également important de s’assurer que l’animal est mort avant de commencer le processus d’éviscération pour éviter toute souffrance inutile.

Sanité de l’abattage

La sanité lors de l’abattage est essentielle pour éviter la contamination de la viande, ce qui pourrait entraîner des maladies. Cela commence par le lavage des mains et l’assainissement de tous les outils qui seront utilisés. Lorsque l’animal est abattu, il faut faire attention à éviter de perforer l’estomac ou les intestins, car cela pourrait contaminer la viande avec des bactéries. Une fois l’animal éviscéré, la viande doit être refroidie le plus rapidement possible pour éviter la croissance bactérienne.

L’abattage est une compétence que tout survivaliste doit maîtriser. Cela non seulement assure un approvisionnement en nourriture, mais respecte également la vie de l’animal qui a été pris. Une compréhension approfondie et un respect de l’animal et de son environnement sont au cœur de cette compétence.

La dépouille

La dépouille, ou l’éviscération, est le processus de retrait des organes internes et de la peau de l’animal. C’est une étape essentielle dans la préparation de l’animal pour la cuisson et la conservation. Chaque type d’animal nécessite des techniques spécifiques, mais il y a certaines généralités que tous les survivalistes doivent connaître.

Généralités

Peu importe l’animal, la première étape de la dépouille est de faire une incision dans la peau près de l’anus et de continuer vers le cou. Cette incision doit être assez profonde pour couper à travers la peau, mais pas trop profonde pour éviter de couper les organes internes. Une fois l’incision faite, la peau peut être tirée vers l’extérieur pour révéler les organes internes.

Les organes internes sont ensuite retirés en les coupant à la base où ils sont attachés au corps. Il faut faire attention à ne pas perforer les intestins ou l’estomac pendant ce processus, car cela pourrait contaminer la viande. Une fois tous les organes retirés, l’animal doit être rincé à l’intérieur pour éliminer tout résidu.

Spécificités par type d’animal

  • Poule: Pour les poules, le processus de dépouille comprend généralement l’ébouillantage de l’oiseau pour faciliter le retrait des plumes. Une fois les plumes enlevées, la tête, les pattes et l’anus sont coupés et les organes internes retirés.
  • Lapin: Les lapins sont généralement dépouillés en faisant une incision à la base de la queue et en tirant la peau vers le haut pour la retirer. Les organes internes sont ensuite retirés en faisant une incision dans l’abdomen.
  • Sanglier: Les sangliers nécessitent un processus plus complexe en raison de leur taille. La peau est généralement retirée par sections, et les organes internes sont retirés par une grande incision dans l’abdomen. Il peut être nécessaire de scinder le sanglier en deux pour faciliter ce processus.

Chaque animal requiert sa propre technique, et l’apprentissage de ces techniques est une partie essentielle de la survie. Avec la pratique, tout survivaliste peut devenir compétent dans la dépouille et la préparation des animaux pour la consommation.

Le dépeçage

Après avoir correctement dépouillé et éviscéré l’animal, l’étape suivante est le dépeçage. Le dépeçage fait référence à la découpe de l’animal en morceaux de viande utilisables. Encore une fois, la méthode spécifique de dépeçage dépend de l’animal que vous avez chassé, mais il existe des principes généraux qui s’appliquent à tous.

Principes généraux

En premier lieu, il est important de disposer d’un couteau bien aiguisé. Une lame émoussée ne fera que rendre le travail plus difficile et peut endommager la viande. Les morceaux de viande doivent être coupés en suivant le grain de la viande, c’est-à-dire dans le même sens que les fibres musculaires. Cela rendra la viande plus tendre lors de la cuisson.

Commencez par enlever les quartiers arrière et avant, suivis des côtes et de la colonne vertébrale. Assurez-vous de récupérer autant de viande que possible, y compris les organes comestibles comme le cœur et le foie.

Spécificités par type d’animal

  • Poule: Commencez par couper les ailes et les cuisses. Ensuite, coupez le long de la colonne vertébrale pour séparer les deux moitiés de l’oiseau. De là, vous pouvez dépecer davantage en morceaux plus petits si vous le souhaitez.
  • Lapin: Pour les lapins, commencez par séparer les cuisses arrière du corps. Ensuite, séparez les épaules du corps. Vous pouvez choisir de diviser le corps en deux ou de le laisser entier.
  • Sanglier: En raison de leur taille, les sangliers peuvent être dépecés en une variété de coupes, notamment les épaules, les côtes, le dos et les cuisses. Chaque partie peut être ensuite découpée en morceaux plus petits.

Le dépeçage est un processus qui nécessite à la fois de la technique et de la patience, mais avec de la pratique, tout survivaliste peut apprendre à dépecer efficacement pour obtenir le maximum de viande de chaque chasse.

La conservation

L’une des parties les plus cruciales après la chasse et le dépeçage est la conservation de la viande. Dans un contexte de survie, il est probable que vous n’aurez pas accès à un réfrigérateur ou un congélateur. Par conséquent, il est essentiel de connaître les techniques de conservation de la viande qui peuvent être utilisées dans la nature.

Salage

Le salage est l’une des méthodes les plus anciennes et les plus efficaces pour conserver la viande. Elle consiste à frotter du sel sur la viande pour en extraire l’humidité. Le sel inhibe également la croissance des bactéries qui pourraient autrement faire pourrir la viande. Une fois la viande salée, elle doit être stockée dans un endroit frais et sec.

Séchage

Le séchage est une autre méthode courante de conservation de la viande. Cela implique de suspendre la viande dans un endroit chaud et sec, où l’air peut circuler librement autour de celle-ci, pour lui permettre de sécher. Dans certaines conditions, cela peut prendre plusieurs jours, il est donc préférable de découper la viande en tranches fines pour accélérer le processus.

Fumage

Le fumage est une autre méthode de conservation de la viande efficace et populaire. Elle donne également à la viande une saveur délicieuse et fumée. Le processus implique de suspendre la viande au-dessus d’un feu à faible flamme, où la fumée peut envelopper la viande. Cela permet non seulement de sécher la viande, mais aussi de la conserver grâce aux propriétés antimicrobiennes et anti-insectes de la fumée.

En fin de compte, chaque méthode de conservation a ses propres avantages et inconvénients, et celle que vous choisissez dépendra des ressources dont vous disposez et des conditions spécifiques dans lesquelles vous vous trouvez. Cependant, quelle que soit la méthode que vous utilisez, l’objectif est toujours le même : prolonger la durée de conservation de la viande pour garantir une source de nourriture sûre et nutritive en situation de survie.

La cuisson

Une fois que vous avez correctement conservé votre viande, la prochaine étape cruciale est la cuisson. Bien cuire la viande est non seulement important pour des raisons de goût, mais aussi pour des raisons de sécurité, car cela aide à tuer les bactéries et autres pathogènes qui pourraient être présents.

Méthodes de cuisson en situation de survie

Dans un scénario de survie, les méthodes de cuisson les plus courantes sont le feu de bois et le four à pierre.

Le feu de bois est probablement le plus ancien et le plus simple des modes de cuisson. Il nécessite simplement de la viande, une source de chaleur, et de préférence, un moyen de suspendre la viande au-dessus du feu, comme une broche ou une grille. La clé pour bien cuire sur un feu de bois est de maintenir un feu stable et de faire cuire la viande lentement pour éviter qu’elle ne brûle.

Un four à pierre est un peu plus complexe à construire, mais peut offrir plus de contrôle sur la cuisson. Pour construire un four à pierre, vous avez besoin d’un tas de pierres chaudes, recouvertes de terre ou de sable pour emprisonner la chaleur. La viande est ensuite placée à l’intérieur du four pour la faire cuire.

Techniques de cuisson pour chaque type de viande

Chaque type de viande a ses propres spécificités en matière de cuisson.

Pour le poulet, la méthode la plus simple et la plus courante est le rôtissage sur une broche au-dessus du feu. Cela permet à la viande de cuire uniformément et de rester juteuse.

Le lapin est une viande maigre qui peut facilement devenir sèche si elle est trop cuite. Il est préférable de le cuire lentement, soit en le rôtissant à feu doux, soit en le mijotant dans un ragoût.

Le sanglier est une viande plus robuste qui bénéficie d’une cuisson lente et douce. Les techniques de rôtissage ou de braisage sont souvent utilisées pour le sanglier.

En somme, bien cuisiner la viande est un art en soi. En situation de survie, c’est une compétence précieuse qui peut faire la différence entre une bonne nutrition et le risque de maladies d’origine alimentaire. En prenant le temps d’apprendre et de maîtriser ces techniques, vous vous préparez à mieux faire face à toutes les situations de survie.

Conclusion

La chasse et la préparation des animaux sont des compétences essentielles à maîtriser pour toute personne souhaitant survivre dans la nature. Elles vous permettent non seulement de vous nourrir, mais aussi de mieux comprendre l’environnement dans lequel vous vous trouvez et d’interagir avec lui de manière respectueuse et durable.

La survie n’est pas une question de force brute ou de volonté, mais de compétence, de connaissance et de respect pour la nature et les animaux qui nous entourent. Chaque animal que vous chassez, chaque pièce de viande que vous préparez, est un rappel de l’interconnexion de la vie sur cette planète et de notre dépendance à l’égard de l’écosystème pour notre survie.

Cependant, il est important de se rappeler que la théorie seule ne suffit pas. Il faut pratiquer ces compétences, idéalement sous la supervision de quelqu’un qui a de l’expérience. Chaque type d’animal, chaque technique de chasse ou de préparation de la viande a ses propres subtilités qui ne peuvent être pleinement comprises qu’à travers la pratique.

Alors n’attendez pas d’être dans une situation de survie réelle pour commencer à apprendre. Prenez le temps maintenant de vous former, de pratiquer et d’acquérir ces compétences de survie. Non seulement cela augmentera vos chances de survie en cas de besoin, mais cela vous donnera aussi une plus grande appréciation de la nature et de notre place dans cet incroyable écosystème.

La survie n’est pas seulement une question de rester en vie, c’est aussi une question de vivre en harmonie avec la nature. Alors respectez les animaux que vous chassez, préparez votre viande avec soin, et n’oubliez jamais que nous sommes tous liés dans le grand cercle de la vie.